MINUIT

Je regardais par la fenêtre, un mur blanc sans tapisserie.
Et il n'y avait absolument rien d'autre à voir que ce qui était bien là, c’est-à-dire, pour la première fois, rien,
et je savais déjà que cet apparition ne serait pas la dernière, je comprenais alors ce qui avait bien changé cette nuit là.
D'abord je n'ai pas voulu me l'expliquer mais j'ai compris assez rapidement, car cela venait à moi, qu'il s'agissait d'une libération.
Et que cette libération me rendrait d'autant plus prisonnier de ce dont je voulais bien me souvenir du passé,
parfois, au détour d'un regard, d'une attitude ou d'une parole.
Il a fallu bientôt apprendre à vivre avec cette chose, ou plutôt, à vivre sans le reste.
comme un spectateur de la soustraction, la soustraction de ce qui paraissait être là sous mes yeux à cette chose.
Comme une réverbération, voire comme un écho je ne sais pas vraiment, et par exemple, sur un chemin,
avec des herbes grises sur un côté, et une route à droite de ce même côté, dans le silence, se voir de derrière.
Cette vision me hante, plutôt le temps a la chercher auparavant me hante.
Coller sa joue, et son oreille, à la fine paroi, pour entendre ce qui, on est déjà sur, se voile derrière.
Sur un papier aussi blanc que ce mur, je dessine la forme ou plutôt l'impression laissée par son mouvement.
Y trouver des similarités, avec ceux faits précédemment. La singularité de ce moment et aussi la singularité.
Le raconter à un faux ami au téléphone, pour prétendre partager la chose.
Pour écumer toutes les solutions rendus disponibles par le problème lui-même.

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